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L'actualité et le conseil de la franchise

Lourde défaite judiciaire pour un franchisé bien mal inspiré : CA Paris, 7 septembre 2016

25 octobre 2016 Écrit par: adminbysp Catégory: Actu des enseignes, Entreprendre en franchise

Par Me Florian de Saint-Pol, cabinet d’avocats de Saint-Pol & Associés.

Mauvais mois de septembre pour les franchisés : cinq décisions, cinq victoires judiciaires des franchiseurs. Arrêtons-nous sur l’une d’entre elles. Il s’agit d’une décision rendue par la Cour d’Appel de Paris le 7 septembre 2016 (RG 14/04528).

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Les faits : en 2007, une société devient franchisée du réseau PAKITO pour une durée de huit ans. A peine trois ans plus tard, le franchisé cesse de communiquer ses chiffres d’affaires au franchiseur, mettant celui-ci dans l’incapacité de calculer les redevances dues. Quelques mois plus tard, l’un des associés de la société franchisée souhaite racheter les parts de son co-associé, et s’engage en contrepartie à maintenir la société franchisée dans le réseau pendant une nouvelle période de dix ans. Rappelons que tous les contrats de franchise sont assortis d’une clause d’intuitu personae, si bien que cet engagement a vraisemblablement conditionné l’agrément du franchiseur à la cession. Cependant, le projet de cession n’aboutit pas.

En juin 2011, le franchisé émet soudainement toute une série de contestations, et cesse de payer les redevances. Non content d’enfreindre brutalement et sans motif le contrat, il assigne son franchiseur devant … une juridiction incompétente. L’affaire est renvoyée au Tribunal de Commerce de Paris, qui prononce la résiliation du contrat de franchise aux torts de la société franchisée, la condamne logiquement au paiement de redevances antérieures à la résiliation du contrat, ainsi qu’à une indemnité de rupture anticipée du contrat.

La décision :

Visiblement peu inspirée, la société franchisée, qui n’avait selon toute apparence pas anticipé ni préparé sa sortie de réseau, soulève la nullité du contrat, au motif que toutes les informations requises par la loi DOUBIN n’ont pas été transmises.

Le simple fait que cette demande ait été présentée plus de quatre ans après la signature du contrat de franchise, mais surtout que le premier contrat ait été en quelque sorte ratifié par le protocole de cession, même non abouti, vouait cette demande à l’échec, quand bien même un grand nombre d’informations eussent été manquantes.

Relevons aussi que l’assignation en nullité est délivrée alors que la société franchisée continue d’exploiter un contrat qu’elle considère comme nul. La stratégie du franchisé est totalement incohérente, voire prête à sourire, puisque la cause de nullité disparaît dès lors que le contractant continue d’exécuter le contrat après avoir eu connaissance du vice affectant le contrat.

On s’étonne d’ailleurs que la Cour ait pris la peine de rédiger un arrêt de 14 pages, alors qu’il lui suffisait de trois lignes pour infliger au franchisé la sanction qu’il méritait.

Après avoir classiquement rappelé que le seul fait qu’une information soit manquante dans le DIP n’emporte pas l’annulation automatique du contrat, la Cour répond à tous les arguments du franchisé :

La présentation du marché :

Visiblement, le DIP fourni par le franchiseur n’était pas exempt de tout reproche…

Cela étant, l’un des associés de la société franchisée s’était présenté comme un spécialiste de la restauration (activité franchisée par l’enseigne), et comme un fin connaisseur de la zone d’implantation. Très logiquement, la Cour déboute la société franchisée sur ce point, estimant que, de par ses compétences, l’associé n’avait pas besoin d’une information aussi complète que celle à laquelle un profane aurait pu prétendre. Voilà qui apprendra aux candidats à se vanter…

Les dépenses et investissements spécifiques à l’enseigne :

Sur ce point, l’indigence de l’argumentation de la société franchisée surprend : non contente de ne pas démontrer en quoi une rétention d’informations par le franchiseur (qu’elle ne démontre pas…) aurait vicié son consentement, la franchisée excipe de frais d’acquisition d’un fonds de commerce exposés … antérieurement à la signature du contrat.

On apprend en seconde année de droit que l’existence d’un éventuel vice du consentement s’apprécie au jour de la signature du contrat, mais peu importe, nous n’en sommes plus là…

Afin d’être certaine d’aggraver son cas, la société franchisée soutient que le chiffre d’affaires du précédent exploitant (vendeur du fonds de commerce) était inférieur à celui figurant dans le prévisionnel.

L’argumentation aurait pu prospérer, si seulement le précédent exploitant avait été franchisé du réseau PAKITO. Mais non… On en reste sans voix.

Sans doute contaminée par la faiblesse de l’argumentation du franchisé, la Cour relève que la transmission du manuel de franchise (la bible) est antérieure à la signature du contrat, mais n’y trouve rien à redire.

Rappelons que la bible contient tout le savoir-faire du franchiseur, lequel est, par définition, secret, substantiel et identifié (jurisprudence constante). Si le savoir-faire est communiqué antérieurement à la conclusion du contrat, cela signifie qu’il devient public, et qu’il ne peut donc plus être qualifié de savoir-faire.

Conclusion : nullité du contrat pour défaut de cause, l’un des trois éléments constitutifs d’un contrat de franchise (licence de marque, transmission d’un savoir-faire et assistance permanente) faisant défaut. Le franchisé a raté une belle occasion, la Cour aussi, et le franchiseur peut souffler.

L’absence de cause :

Déjà un peu ébranlé par la lecture des premières pages de l’arrêt, le lecteur susaute à la lecture de la motivation relative à l’absence de cause.

C’était justement là qu’il fallait faire valoir le caractère public, et donc l’inexistence, du savoir-faire.

Mais non, le franchisé a préféré argumenter sur l’absence prétendue de notoriété de la marque. Il a sans doute oublié que la notoriété de la marque n’est pas une condition de validité d’un contrat de franchise, seule important la licence de marque.

Un point de plus pour le franchiseur.

La résolution du contrat :

Sentant vraisemblablement le vent tourner, le franchisé, dans ses dernières conclusions d’appel, tente d’obtenir la résolution du contrat.

S’agissant d’une demande nouvelle, elle devait être rejetée. Cependant, le franchiseur avait oublié de former cette demande dans le dispositif de ses conclusions. Décidément…

Le franchisé soulevait un défaut d’assistance, qu’il ne démontrait pas plus que le reste.

Mieux, il n’avait jamais effectué, pendant plus de quatre ans, le moindre reproche à l’encontre du franchiseur.

Une nouvelle fois (mais faut-il s’en étonner ?) le franchisé est débouté. Voilà qui lui apprendra à préparer sa sortie de réseau avec un conseil avisé…

On ne peut toutefois s’empêcher de sursauter lorsque la cour justifie la fourniture de l’assistance du franchiseur par … une assistance antérieure à la conclusion du contrat (signature du bail, plan de reprise du fonds de commerce, etc…). Comment peut-on justifier de l’exécution d’une obligation contractuelle antérieurement à la conclusion du contrat prévoyant cette obligation ?

Les demandes reconventionnelles du franchiseur : validation d’une clause de non-concurrence nulle

Le franchiseur obtient bien sûr l’indemnisation de son préjudice.

Certes, nous n’en sommes plus à une surprise près. Mais quand même…

Abandonnant en appel la demande d’application stricte de la clause, le franchiseur réclame en appel des dommages et intérêts pour « perte de chance de conclure un contrat de franchise sur le territoire ».

Chose amusante, le franchisé estime que cette demande est irrecevable car nouvelle, mais oublie de le demander dans son dispositif, si bien que la demande est accueillie.

Mais là n’est pas le plus intéressant.

On sait que, depuis la loi Macron (qui s’applique depuis le 1° août dernier à tous les contrats en cours), la clause de non-concurrence post-contractuelle dans les contrats de franchise est réputée non écrite sauf si : elle est limitée à un an après la cessation du contrat, au territoire sur lequel est exploitée l’activité, et si elle est proportionnée à la protection des intérêts légitimes du franchiseur.

Qu’à celà ne tienne, la cour valide sans désemparer une clause de non-concurrence d’une durée de deux ans, limitée « aux départements limitrophes du territoire » (donc bien plus large que le champ légalement toléré). Peu importe me direz-vous, nous n’en sommes plus à une hérésie près.

Certes, mais la Cour relève – cette fois opportunément – que le contrat ne prévoyait pas que la violation de la clause de non-concurrence pouvait être sanctionnée par l’allocation de dommages et intérêts (moyen de défense qui avait semble-t-il échappé au franchisé…). Elle en conclut donc qu’il y a lieu d’allouer au franchiseur des dommages et intérêts du fait de la violation de cette clause. Que dire ? Rien, sinon que ce n’est pas le maquillage de la motivation derrière une prétendue « perte de chance de signer un nouveau contrat de franchise » qui y changera quelque chose : la cour indemnise la violation d’une clause nulle, alors que le contrat interdisait cette indemnisation…

Si la motivation de la décision peut prêter à discussion, la solution doit être approuvée, non seulement parce que le franchisé était à l’évidence de mauvaise foi, mais aussi et surtout par ce que son argumentation particulièrement malhabile n’avait aucune chance de prospérer.

Bref, personne n’a brillé dans cette affaire, si bien qu’il est légitime d’enfouir ce terne arrêt sous la masse de tous ceux de son espèce qu’on doit s’empresser d’oublier bien vite.

SELARL de Saint-Pol & Associés

Florian de Saint-Pol

Avocat à la Cour

20, rue Castéja – 33 000 Bordeaux

T : 05 56 38 14 51 ; F : 05 57 34 50 92

Site internet : www.desaintpol-avocat.fr

Twitter : @Avocatfranchise

Soirée du Club Franchiseurs Toulouse au Technocentre 3D de Toulouse.

22 septembre 2016 Écrit par: adminbysp Catégory: Actu des enseignes, Entreprendre en franchise

Une belle soirée professionnelle du Club Franchiseurs Toulouse organisée au Technocentre 3D de Toulouse.

 

Le Club Franchiseurs Toulouse organisait sa soirée de rentrée sur le thème de la disruption  (méthode consistant à identifier les conventions culturelles dominantes puis à les remettre en question, pour construire et mettre en oeuvre une communication originale) avec les interventions de Frédéric Honnorat (Bankapart), Stéphane Contrepois (Myfeelback) et Coline Dejean (Mamie régale).

Plus de 25 participants pour une quinzaine de réseaux tels que Nathurhouse, Temporis, Jean-Claude Aubry, Diagamter, RH Solutions, Docteur IT, Délices Lamarque, Planet Cash, Bonjour Services, Emova, Warrior Adventure, Api, Easytri, Sagesse Assurances, Kallisto sans oublier la présence de l’organisation du salon des l’Entreprise de Toulouse.

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Un vent de fraîcheur a soufflé sur le Club Franchiseurs avec l’intervention de Coline Dejean, co-fondatrice de  « Mamie régale », qui propose d’égayer le quotidien de personnes retraitées tout en offrant un service de restauration de qualité à une clientèle en demande de nouveauté et de sens http://www.mamie-regale.fr/ .Il est stratégique pour un réseau de se remettre en question, analyser les opportunités ainsi que les menaces potentielles de son marché, cela peut paraître très scolaire comme approche mais toujours d’actualité. Un grands nombres de réseaux ne s’ouvrent pas suffisamment à l’innovation pour voir le danger arriver.

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Quant à Stéphane Contrepois, sa présentation de MY FEELBACK, outil de questionnaire intelligent ayant plus de 35 000 utilisateurs dans le monde et 75% de taux de retour, nous a laissé rêveurs… ce Serial entrepreneur du web (Pixmania, PCKDO) maîtrise parfaitement les problématiques de la relation client et a donné des idées à nos franchiseurs soucieux d’améliorer la qualité de cette dernière dans leurs réseaux. http://www.myfeelback.com/fr

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Notre troisième intervenant, Frédéric Honnorat a fondé BANKAPART, une banque participative qui permettant de créer au sein d’un réseau de franchise sa propre banque avec des conditions fixées par les membres. Du crowfunding non pas pour les particuliers, mais pour des professionnels qui peuvent ainsi, par exemple, financer l’apport personnel nécessaire à l’obtention d’un prêt bancaire pour le rachat d’un point de vente ou en complément pour un candidat franchisé n’ayant pas suffisamment de fonds www.bankapart.com . Un modèle totalement disrupté, mix de plateformes existantes et de nouvelles lois méconnues.

fereric-honnorat-club-franchiseurs-toulouseL’ensemble des membres a exprimé leur plus grande satisfaction quant à la qualité de cette réunion et des intervenants qui ont su transmettre leur vision innovante et leur passion de l’entreprenariat.

La soirée s’est clôturée par la visite des installations de haute-technologie 3D de la société Aurore/Kallisto, un concentré d’innovation et de machines incroyables http://www.aurore.pro/technocentre-3d-toulouse-bysp

Depuis janvier 2013, le Club Franchiseurs Toulouse réunit tous les 2 mois des têtes de réseaux pour échanger autour de problématiques métiers spécifiques à la franchise.

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La prochaine soirée aura lieu le 22 novembre avec pour thème « tout ce qu’un banquier ne vous dira jamais ». A cette occasion, vous pourrez interroger le « banquier masqué » , banquier anonyme en poste… des révélations en perspectives…

Contact :  Pour rejoindre le Club Franchiseurs, contactez Bernard-Yves Saint-Paul, fondateur du club et dirigeant de BYSP&Go Conseil, structure spécialisée dans l’accompagnement des franchiseurs dans leur développement.

 

BYSP&GO 8 chemin des Genêts 31120 Portet sur Garonne 05 34 61 29 72 www.bysp.fr

 

Soirée d’été du Club Franchiseurs Toulouse

13 juin 2016 Écrit par: adminbysp Catégory: Entreprendre en franchise, Témoignages franchiseurs

 Club Franchiseurs Toulouse

La prochaine soirée aura lieu le 23 juin à 19h30 au siège Valoris Développement (franchise Temporis) situé à Seilh à l’entrée du Golf.
Le thème développé à cette occasion sera lié à la disruption et l’uberisation. De profondes évolutions qui bousculent tous les secteurs de l’économie en apportent de nouvelles idées pour innover dans vos réseaux.

Trois startups, viendront vous expliquer comment elles ont cassé les codes de la relation client, des modèles économiques et des habitudes de consommation, afin de s’adapter aux évolutions des marchés.
– MyFeelBack,
– Mamie Régale
– Bankapart

Une fois de plus, Laurence Pottier-Caudron , fondatrice et dirigeante du réseau TEMPORIS, nous accueillera dans sa superbe structure ou nous partagerons un barbecue en toute convivialité.

Soiré réservée exclusivement aux Franchiseurs basés en région Toulousaine, merci de conatcter Bernard-Yves Saint-Paul au 06 81 34 47 16 pour valider votre venue.

Pour vous inscrire : http://www.linscription.com/activite.php?P1=2816

Laurence Pottier Caudron Club Franchiseurs Toulouse

Les Exposants de Franchise Expo

23 mars 2016 Écrit par: adminbysp Catégory: Entreprendre en franchise, Témoignages franchisés, Témoignages franchiseurs

Cette année encore, je suis allé au Salon franchise Expo. Quel plaisir de voir que rien ne change…

Toujours de belles enseignes, fleuron de notre patrimoine de la franchise, SUBWAY, RIVALIS, NATILIA pour ne citer que les meilleurs.

Indéniablement, nous avons un comité de sélection des enseignes dignes d’êtres présentes sur le salon draconien sur l’analyse des DIP.

Ses membres doivent sans doute passer des mois, voire une année entière à décortiquer l’activité des franchiseurs, se rapprocher des pools bancaires et analyser les chiffres, comparer le turn-over des franchisés, lire les jugements et condamnations etc. Un travail d’orfèvre pour ne présenter que des enseignes ne présentant aucun risque pour les candidats.

Heureusement que ce travail de sélection drastique existe, car sans cela, certain escrocs pourraient s’infiltrer et pigeonner de pauvres candidats totalement crédules.

Ouf! Félicitations et vivement l’année prochaine !!

 

La qualité des formations en franchise

01 mars 2016 Écrit par: adminbysp Catégory: Entreprendre en franchise

Transmettre un savoir-faire ne s’improvise pas, il est primordial de questionner votre futur franchiseur sur le contenu et l’objectif des formations. A lire sur le sujet, l’article de Sylvie Laidet, journaliste pour l’Express qui m’a interviewé.

Pour lire l’article, cliquer sur le lien « La formation en franchise ».

La formation en franchise

La formation des réseaux de franchise

La cession d’un réseau de franchise

01 février 2016 Écrit par: adminbysp Catégory: Entreprendre en franchise

La prochaine réunion du Club Franchiseurs Toulouse aura pour thème
« La cession d’un réseau de franchise ».
Comment valoriser son réseau de franchise sur un plan comptable ? Comment limiter les risques juridiques et fiscaux lors de la vente de votre réseau?
Thierry Augarde, Directeur KPMG de Toulouse/Pamiers, Responsable Régional Franchise & Réseaux et Florian de St Pol, avocat spécialisé en droit de la franchise, nous donnerons les réponses en toute convivialité.

cession franchise

Le mardi 16 février à 19h30 dans les locaux de KPMG à Labège.
Inscription obligatoire auprès de Bernard-Yves Saint-Paul au 06 81 34 47 16
‪#‎franchise‬ ‪#‎franchiseur‬

Le Club Franchiseurs ouvre à Bordeaux

28 septembre 2015 Écrit par: adminbysp Catégory: Entreprendre en franchise

Club Franchiseurs Bordeaux

Le Club Franchiseurs à Bordeaux après celui de Toulouse.

Créé en janvier 2013 par Bernard-Yves Saint-Paul ( Expert en développement de réseaux de franchise, cabinet BYSP&GO Conseil) à Toulouse, le Club Franchiseurs ouvre une antenne à Bordeaux en partenariat avec Maître Florian de St Pol, avocat spécialisé en droit de la franchise et Guy St Solieux, Doyen du Collège des Experts de la franchise. Le Club Franchiseurs s’adresse à tous les franchiseurs désireux de côtoyer d’autres franchiseurs et d’échanger sur des problématiques spécifiques du secteur de la franchise.

La première réunion aura lieu le jeudi 22 octobre de 19h30 à 22h00 dans les nouveaux locaux de Maître Florian de St Pol avec pour thème les enjeux de la loi Macron pour les franchiseurs.

Les réunions se déroulent tous les 2 mois à tour de rôle chez un franchiseur de la région qui prend en charge l’accueil des membres autour d’un cocktail dînatoire.

Si vous souhaitez vous inscrire (inscription gratuite), merci de contacter par mail Bernard-Yves Saint-Paul à l’adresse contact@bysp.fr avant le 12 octobre.

Le Club Franchiseurs ouvrira également prochainement une antenne à Montpellier en partenariat avec Jean-Jacques Charignon, conseil en développement de réseaux et Florian Mantione, fondateur du cabinet RH du même nom .

Voir également le site de BYSP&GO Conseil

Formation « Optimiser l’image de marque de votre réseau par l’expérience client ».

30 avril 2015 Écrit par: adminbysp Catégory: Actu des enseignes, Entreprendre en franchise

Optimiser la relation clients

BYSP&GO Conseil, centre de formation spécialisé dans le domaine de la franchise, lance un nouveau programme de formation destiné à améliorer la qualité de l’expérience client.

Programme d’une ou deux journées en inter ou intra-entreprise.

Objectif de la formation:

  • Améliorer la qualité de l’expérience client
  •  Fidéliser ses clients
  • Gérer les réclamations clients
  • Sensibiliser le personnel (équipes et encadrants) sur l’importance de la Relation Clients
  • Définir sa politique de Relation Clients et ses objectifs
  • Animer la Relation Clients au quotidien
  • Savoir motiver ses collaborateurs
  • Gérer les conflits

Une première session inter-entreprises les 25 et 26 mai 2015 à Toulouse

Programme complet en suivant ce lien Format

Pas de DIP, pas de nullité : que reste-t-il de la loi Doubin ?

02 mars 2015 Écrit par: adminbysp Catégory: Entreprendre en franchise, Franchise et secteurs d'activité, Non classé

Article rédigé par Maître Florian de St Pol, avocat http://desaintpol-avocat.fr/

Florian de St Pol avocat franchise Bordeaux conseil franchiseur

DIP : Dans un arrêt du 10 février 2015 (RG 13/07186), la Cour d’Appel de Lyon déboute un franchisé de sa demande de nullité d’un contrat de franchise.

Pourtant, celui-ci n’avait reçu ni DIP, ni projet de contrat de franchise.

La Cour d’Appel de Lyon, dont les décisions sont souvent favorables aux têtes de réseaux, déboute sèchement le franchisé en faisant sienne l’argumentation du franchiseur.

Elle estime que le gérant de la société franchisée, en sa qualité d’ancien directeur régional de la société franchiseur « était parfaitement informé sur l’expérience et l’ancienneté du franchiseur, l’état et les perspectives de dévéloppement du marché concerné, l’importance du réseau d’exploitation, les conditions et les modalités du contrat de franchise, ainsi que le champ des exclusivités ».

Certes, la jurisprudence rappelle constamment que la seule violation de la loi Doubin n’entraîne pas automatiquement la nullité de l’accord de franchise, et que le franchisé doit démontrer, pour obtenir cette nullité, qu’il n’aurait pas contracté s’il avait été en possession des informations légalement requises.

Certes, en sa qualité d’ancien directeur régional de la société franchiseur, le franchisé a certainement eu accès à de nombreuses informations.

Cependant, cette décision va à l’encontre de la jurisprudence majoritaire, qui déduit régulièrement de la seule absence de communication d’un DIP l’existence d’un vice du consentement du franchisé.

En outre, doit-on déduire de cette ancienne qualité la connaissance parfaite par le franchisé du projet de franchise ? Il est permis d’en douter.

Peut-être les faits de l’espèce, que nous ne connaissons pas en détail, justifiaient-ils un débouté.

Mais en toute hypothèse, on peut s’interroger sur l’opportunité d’une telle décision. Les franchiseurs n’ont pas besoin d’être encouragés à violer la loi Doubin, ils s’adonnent par eux-mêmes bien trop régulièrement à ce sport.

Cette décision démontre, s’il en était besoin, le caractère insuffisant de la loi Doubin, mais aussi un manque total de professionnalisme des franchiseurs, qui se lancent dans le commerce associé sans disposer des outils ni des connaissances nécessaires…

Quelle est la légitimité de la FFF dans la crédibilisation des franchiseurs ?

10 février 2015 Écrit par: adminbysp Catégory: Actu des enseignes, Entreprendre en franchise, Témoignages franchisés

Pour les néophytes, un franchiseur qui est membre de la FFF est synonyme de « franchiseur de qualité ». Commissions d’experts, admission sur dossier, contrôle annuel du développement avec obligation de présenter l’état de son réseau etc. Sur le papier, tout est formidable, un candidat pourrait presque signer un contrat de franchise les yeux fermés.

natilia fff

 C’est bien le problème car les yeux restent bien fermés également du coté de la FFF qui semble exercer un faible contrôle sur les résultats de ses adhérents.

Dernier exemple en date, je suis contacté par un candidat qui souhaite rejoindre la franchise Natilia, membre de la FFF. Il souhaite avoir un avis d’expert avant de s’engager. Prévenance judicieuse qui peut lui éviter de perdre plusieurs dizaines de milliers d’euros.

Première recherche basique sur le site www.societe.com , le constat  est sans appel, liquidation judiciaire en série des franchisés.  Je prends contact avec plusieurs ex-franchisés qui m’expliquent que le modèle économique n’est pas viable (je vous passe ici les détails) et qu’il y a plus de la moitié du réseau qui est liquidé et qu’ils sont pieds et poings liés en raison d’une clause du contrat de franchise qui leur impose la compétence exclusive d’un tribunal arbitral en cas de litige (comme pour Bernard Tapie). Cette clause peut paraître rassurante initialement, par exemple, un délai plus rapide que la « justice classique », mais personne n’en connaît la perversité, dont le coût qui est d’environ 50K€. Pour un groupe coté en bourse comme AST GROUPE, propriétaire de la marque NATILIA, c’est une goutte d’eau, mais pour un franchisé qui vient déjà de perdre 200K€ c’est impossible à réunir.

Donc, il ne se passe rien, pas de procès, juste un désastre humain personnel et financier.

Je vais donc faire un tour sur le site Internet de la FFF pour voir la fiche de  présentation de Natilia, chiffre de 2013 qui affiche 32 franchisés en place, aucune information sur le nombre de franchisés sortis du réseau.

natilia fff

 

 

Je prends contact par mail avec Christophe Grison, le juriste de la FFF pour lui faire part de mes recherches, l’informer de la situation et lui demander pour quelle raison la FFF met toujours en avant cette enseigne sans réserve.  Il ne me répond pas par mail, mais par oral. Selon lui, il n’y a pas de plainte de franchisé donc tout va bien et il n’a aucune raison de me croire. Mais il ne s’agit pas de me croire, tout simplement de vérifier sur societe.com , de faire un croisement avec les déclarations annuelles soi-disant obligatoires du franchiseur (nous sommes en 2015, il y donc au minimum les chiffres de 2010 – 2011- 2012 – 2013 et sur simple demande 2014).  Ce monsieur semblait presque offusqué que je puisse me permettre, moi, simple petit consultant même pas membre du « collège des experts de la FFF » de prendre cette initiative de « lanceur d’alerte ».

Cette politique qui consiste à faire preuve d’une grande « tolérance » vis-à-vis des adhérents sous couvert d’absence de plainte de franchisés m’exaspère au plus haut point. C’est inadmissible que la FFF ne fasse pas un simple travail de recherche sur la viabilité du concept de ses membres !! À quoi servent ses salariés ? faire toujours la promotion de la franchise sans balayer sur son propre trottoir ? Pour quelle raison les experts de la FFF ne manifestent pas publiquement un désaccord avec cette politique, car je donne ici l’exemple de Natilia, mais il semblerait qu’il y ait d’autres cas similaires.


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